J’ai lu : Le joueur d’échecs de Stefan Zweig

Résumé :

Qui est cet inconnu capable d’en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu’antipathique ? Peut-on croire, comme il l’affirme, qu’il n’a pas joué depuis plus de vingt ans ? Voilà un mystère que les passagers oisifs de ce paquebot de luxe aimeraient bien percer.
Le narrateur y parviendra. Les circonstances dans lesquelles l’inconnu a acquis cette science sont terribles. Elles nous reportent aux expérimentations nazies sur les effets de l’isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges.
Une fable inquiétante, fantastique, qui, comme le dit le personnage avec une ironie douloureuse, « pourrait servir d’illustration à la charmante époque où nous vivons ».

Avis :

Je me lance pour la première fois dans la lecture d’un livre de Stefan Zweig. Mon choix s’est porté sur « Le joueur d’échecs« , car outre le fait que ce soit un livre apprécié et fortement recommandé, c’est un livre qui peut faire penser à la très bonne série diffusée sur Netflix, « Le jeu de la dame« , série que j’ai vraiment appréciée.

Mirko Czentovic, le champion du monde d’échecs, se trouve sur la paquebot qui l’emmène vers Bueno Aires. C’est un personnage assez antipathique, sans émotions, dur, sans le sous, aigri par la vie, qui se fait payer pour jouer un peu sur le paquebot sans se donner à fond, croyant en sa supériorité et son don pour ce jeu. Mais il va se faire battre par un aristocrate autrichien, bien élevé, érudit, mais totalement inconnu dans le monde des échecs. Cet homme qui a été enfermé étudiera toutes les combinaisons des échecs grâce à un livre qu’il a subtilisé alors qu’il était enfermé dans les prisons nazies. Czentovic va alors s’engager dans une bataille pour faire tomber cet homme au jeu réfléchi.

Deux personnages. Tout les oppose, mais les échecs les rapprochent. Tout les deux ont été sauvés par cet art. L’un de la pauvreté, l’autre de la solitude.

« Le joueur d’échecs » de Stefan Sweig est un livre court, une nouvelle, intense qui se lit rapidement, mais qui laisse une grande impression du fait de l’impact psychologique qui s’en dégage. C’est une récit venant d’un autre temps, qui nous montre la dureté d’une époque révolue. En quelques pages, l’auteur arrive à nous faire aimer les échecs, mais il nous malmène avec des personnages torturés, décrivant ces vies, au rythme lent des échecs. On accroche ou non, mais toujours est-il qu’écrire un tel livre est un art ! Une première bonne impression que la découverte de ce livre dont l’idée de fond est puissante…

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