Avis : Iris and the Giant [Steam]

Iris and the Giant est un conte onirique et personnel de Louis Rigaud, mis en scène en jeu vidéo à la façon d’un RPG Deckbuilder, c’est à dire que l’on combat au tour par tour avec un lot de cartes en main et d’autres en poche.
Je suis déjà amateur du genre, mais lorsque j’ai vu le trailer destiné à la sortie sur Swtich du jeu sur la page Twitter de Goblinz Studio, je suis littéralement tombé dingue de la direction artistique, épurée au maximum et clairement unique. L’esprit crayonné, simple, pour ainsi dire unique et dans l’esprit dessins animés ou BD, m’a titillé immédiatement.

Alors je ne pourrais pas vous le cacher, j’ai complétement kiffé jouer à Iris and the Giant. De bout en bout le titre est un régal, visuellement, avec son histoire et également dans le gameplay, très fun et simple à comprendre.


Le thème abordé ici jette un regard personnel sur les difficultés de l’adolescence, les problèmes de communications avec les adultes mais également le jugement et le regard des autres ado, les peurs et les angoisses, le renfermement sur soi-même … Le thème choisi peut paraitre un peu casse gueule (il est plus simple sans doute de traiter du sujet en musique ou en livre), pourtant Louis Rigaud s’en tire de très belle façon.
Ne voulant pas trop spoiler l’histoire de l’héroïne Iris que nous accompagnons dans ses tourments d’adolescente et ici présentement dans son cœur, je n’en dirais pas plus.
Cependant sachez que l’histoire nous est contée au fil du jeu avec des souvenirs qui vagabondent de niveaux en niveaux. Même si la fin est prévisible, l’auteur arrive à nous bouleverser grâce au psyché et difficultés de la jeune demoiselle qui nous sont présentés dans les ‘souvenirs’.
Vous êtes le temps d’une petites dizaine d’heures cette ado qui va en découdre avec ses peurs, ses questions et son moi intérieur.

Une fois que le Passeur vous a amené au début du conte dans l’imaginaire d’Iris, vous voilà seule devant vos ennemis de papiers (vous comprendrez une fois le jeu terminé), cartes en mains, pour atteindre le dernier étage.

Alors comment fonctionne un Deckbuilder ?
Ici et comme dans la plupart des jeux du genre, vous avez en main un certain nombre de cartes sur lesquelles sont dessinés un type d’attaque ou de défense (ou de coups spéciaux).Ces cartes sont donc par exemple des arcs, des couteaux, des boucliers ou bien encore des éclairs (pour les attaques spéciales). Lorsque vous êtes face à la première vague une sélection aléatoire de cartes sort du deck (4 ou plus selon vos pouvoirs)
Le combat se déroule au tour par tour. Ce qui signifie simplement qu’une fois que le personnage (en l’occurrence vous) avez placé une action, vos adversaires vont répliquer et ainsi de suite jusqu’à ce que la zone soit vide. Une fois terminé (ou non d’ailleurs) on aperçoit un escalier (ou deux) qui va (ou vont vous) conduire à la zone suivante ou bien dans une zone spéciale (pas souvent un raccourci). Cartes en main Iris fait face à plusieurs rangées d’ennemis et avec une hache notamment, elle peut se débarrasser du premier rang. Avec un arc, elle peut tuer un monstre qui est en seconde ou troisième position. Quand un ennemi meurt, celui qui le suit avance d’une case etc., etc… De temps en temps on tombe sur des coffres qui nous font gagner des cartes ou des jarres qui font gagner des gemmes. C’est très important d’augmenter son stock de cartes, car ne plus en avoir signifie le game over au même titre que de ne plus avoir de points de vie. Les cartes sont des armes, pour commencer, des arcs et des flèches, des couteaux, des boucliers puis vous retrouverez des cartes vous donnant du courage ou bien de quoi vous protéger.

Chaque mort qui arrivera dû à vos points de vie arrivés à zéro ou bien au fait que vous n’ayez plus de carte en main ne signifie pas pour autant que votre mort soit veine. En effet bien que le jeu vous fasse repartir du premier étage tel un Die & Retry, il vous propose également de repartir de plus bel à l’aventure façon Rogue Like, avec quelques bonus, dont des cartes puissantes et des amis imaginaires. Chaque souvenir récolté permet également de remplir une sorte d’arbre de compétences qui ne sera surtout pas à négliger car les avantages sont des plus utiles pour repartir plus vaillant encore.
Le système est simple et on se fait très bien aux améliorations du gameplay qu’apportent les cartes plus puissantes ou bien les malus (oui si vous gardez en main une carte trop longtemps avant de l’utiliser elle pourra être à votre désavantage), mais également les ennemis très variés (chacun ayant des points faibles particuliers – un peu de jugeote vous sera parfois très utile, notamment contre le géant)

Esthétiquement comme vous pouvez le voir sur les images, le style est particulier. Mais j’en suis gaga. Ils ont beaux présenter God of War à côté ou Assassin’s Creed Valhalla que nenni je reste toujours estomaqué devant cette simplicité et beauté émanant d’un titre intelligent visuellement. Les graphismes sont au service du jeu et de l’histoire qui découle tout naturellement de ce qui nous est présenté. Le travail du studio est remarquable également dans les animations, minimalistes certes, mais on ne peut qu’être attendrit par les gestes de Iris lors des coups quelles prends mais aussi des NON de rage qu’elle crie lorsque… non je n’en dirait pas plus.
Et puis l’une des autres grandes surprises du titre est également lorsqu’arrivé en haut au pied du géant, Iris prend la décision de redescendre, mais cela est une autre histoire qui ne regarde que vous et Iris.
Je félicite également Iris and the Giant pour la multitude d’ennemis rencontrés, car s’il sont nombreux en montant ils le sont encore plus en descendant ! Plus nombreux et plus fort encore ! Où diable Louis Rigaud a été imaginer tout ce bestiaire ? Je pense notamment à ceux qui doivent être éliminés dans un ordre bien précis… Un calvaire surtout avec leur armure!Côté difficulté, je dois dire que le défis est à relever ! Si en mode facile ça passe encore, l’arrivée vers le Géant du mode normal commence à devenir aussi ardu que le col du Tourmalet pour un amateur, surtout l’étage 19 et 20. Arg ! Et je ne vous parle pas de la descente (aux enfers) surtout vers la moitié. D’ailleurs je n’ai toujours pas réussi à rencontrer le Passeur.
Pour ce qui est de la difficulté supérieur sobrement appelée Cauchemar, j’avoue ne pas mettre penché sur le sujet. Par contre si vous vous sentez fort, très fort, il y a également un mode chronométré qui ne laisse pas beaucoup de répits. Et j’avoue m’être fait sortir très rapidement tant le temps est serré !

Tiens, je n’ai pas parlé de la bande son, pourtant excellente, malgré quelle soit très répétitive. Douce, envoutante, elle sait se faire très discrète.
Pour les voix, le studio a préféré le choix de l’anglais. Choix judicieux, tant Iris et son père sont au top ! Le ton est juste et le rendu lors des souvenirs est vraiment percutant. Les sous-titres sont quant à eux en français.


Alors oui Iris and the Giant est un coup de cœur. Cela faisait longtemps que je n’avait pas ressenti ce petit plaisir en jouant, ce petit plaisir ay sauver Iris du calvaire dans lequel elle vit, malgré elle.
J’ai pu tester le jeu sur Steam, avec un PC assez ancien, mais je pense craquer et investir sous peu sur la version Switch, car il en vaut vraiment la chandelle. Nul doute également que lors d’animations avec l’association ACJV, il y a moyen de faire des émules au près des jeunes avec l’histoire que Iris raconte, mais il peut-être une bonne entrée en matière pour ce style de RPG si méconnu.
A bonne entendeur, je vous salue


Genre : RPG tour par tour, Deckbuilder
Langue : Français (textes) 
Développé par : Louis Rigaud
Edité par : Goblinz Studio 
Sortie : 27 février 2020 / 5 Novembre 2020
PEGI : +7 
Poids : 254 Mo
Plateforme :Steam , Switch

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